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Le jeu de la Dame - Dame2Pique

Le jeu de la Dame

Les échecs oui ! Et le poker que j’imagine derrière...
jeudi 19 novembre 2020

Alors bien sûr, la défense sicilienne, intérieure ou non, on sait pas trop tous ce que ça veut dire. Je pense que c’est une sacrée défense, pleine de subtilités, vu que son explication dans la série, c’est le seigneur des anneaux partie 1...
Si j’avais une bonne, voire une très bonne connaissance de ce jeu merveilleux que sont les échecs, peut-être aurais-je su apprécier à son juste titre cette série sur le sujet. Je n’ai donc pas pu me délecter des intrigues techniques... Apparemment, le personnage serait inspiré de Susan Polgar, joueuse américaine née en 69 en Hongrie. Je crois que pour rendre le personnage de Beth Harmona actuel et novateur, les scénaristes ont imaginé les coups de Polgar revus au goût du jour, C’est comme si par exemple, on essayait de montrer le génie de Doyle Brunson (champion vétéran du poker) en disant qu’il est très agressif pour son époque, alors que depuis, il y a eu le nordique déchainé Gus Hansen, ou pire l’italien "j’envoie tout" Dario Minieri ! Alors d’après ce que j’ai compris, on prend Doyle Brunson et on le remanie à la sharkattitude d’aujourd’hui. On se retrouve dans un ’what if’, dans une dystopie : Que ferait-il aujourd’hui avec son caractère et sa vision de l’époque ? Que composerait Mozart ou Chopin avec Protools ? (bon là j’avoue je transpose).

Des points communs avec le poker ?
Il y en a !

La forme :
- Physique : Avec la gueule de bois on joue moins bien !
- Mentale ! Bien sûr... Ça va pas, et ceci entrainant cela, avec la gueule de bois on joue moins bien :D
- Le tilt : Qui rejoint le mental. L’adversaire ou un élément extérieur ! déclenche notre perte de concentration, voire une frustration ou colère insurmontables, qui la plupart du temps, nous amène droit vers la défaite !
- Les tournois, partout... Le prizepool, c’est à dire la répartition des prix..
- Le stalking de son adversaire : L’art de prendre des infos sur lui, sur son jeu, ses points forts, ses faiblesses, quand il en a..., ses coups, ses défenses préférés ! Tout !
- La communauté : Plus seul(e) derrière un coup. Notre communauté derrière nous, analyse les coups de nos principaux adversaires, débattent, optimisent les réponses possibles.
- Les jugements : Les critiques constructives... et les autres... Ceux qui suivent leurs préjugés plutôt qu’essayer de comprendre votre play. Êtes vous ringard ou novateur, tellement loin devant que vos "moves" ne sont pas compris, et mésestimés. Au poker et sûrement aux échecs, en tant que spectateur ou acteur, c’est à dire quand on ne comprend pas un coup, ou quand on joue hors des clous, on est très souvent polarisés : On est loin devant ou loin derrière...
- Le langage corporel : Baisse-t’il les yeux ? A t’il des expressions de doute, de désarroi, de fatigue ? Si oui, Comment en tirer partie ?
- L’aura de peur : Le regard, la détermination ! Est-ce cela que je vois dans les yeux de mon adversaire ? Ou se laisse-t’il intimider par mon aura ? J’ai l’ascendant et lui et moi le savons. N’est-ce pas la mentalité, la force de Beth ? Son regard perçant, infaillible, qu’elle regarde son adversaire ou le plafond, ne pas suer, ne pas trembler, rester classe dans sa robe, et avancer tout droit comme un bulldozer...
- L’instinct : Beth en joue, elle arrive à prévoir beaucoup de probabilités de s’en sortir ou de gagner, mais sa décision, c’est sur l’instant. Parfois, elle balaye ce qu’elle sait, ce qu’elle a lu, pour jouer très vite, instinctivement, la solution lui vient : C’est cette case-là, c’est ce move-là, au poker on pourrait aussi dire c’est ce montant-là...
- L’adrénaline : Comment faire avant et après ? Pour rester zen, après une victoire ou une défaite, avant un match déterminant, un ennemi redouté ? Comment ne pas sombrer, ne pas survoler ?
- Les victoires : Sont spectaculaires, violentes, coupent l’appétit, font manger des pancakes, font boire, ne satisfont pas réellement. Il y en a toujours une meilleure !
- Les défaites : Sont spectaculaires, violentes, coupent l’appétit, font manger des pancakes, font boire, plombent totalement. C’est injuste, je suis trop bête, pourquoi j’ai fait ça, comment je vais essuyer cet échec, cette humiliation après tout ce travail...
- Le stacking : A ne pas confondre avec le stalking ! C’est le fait de recourir à un investisseur tierce qui va prendre une commission sur nos gains éventuels, et en contrepartie, paie une partie des frais ou la totalité, un peu comme un sponsor. Le stacker peut être un particulier.
- La nuit : Les tournois se finissent tard, sont parfois ajournés. On est des oiseaux de nuit.
- Les hôtels et le room service : Les horaires décalés, la fatigue... (il m’est arrivée de prendre un hôtel et de rentrer à 8h, alors qu’il fallait libérer à 11.., Il existe donc des hôtels qui proposent des formules de jour ponctuellement par exemple quand les joueurs de poker sont dans les parages !) Est-ce que les restaurants sont ouverts à 5h du matin ? Je me suis déjà retrouvée doublement jetlag. Je suis à Las Vegas, (donc pan ! 9 heures d’écart), et même pour une locale, je suis décalée. Donc au final, j’ai un jetlag de martienne...
- Le désert de personnages féminins : Au poker, les femmes peuvent jouer mixtes ou entre femmes, aux échecs aussi mais les matchs mixtes ont l’air très rares. Ces milieux, très masculins sont parfois un peu rebutants pour la gente féminine.
- Les outils du jeu : On peut se contenter d’un jeu mini format type voyage, par passion et besoin d’entraînement, mais on adore les mallettes en bois, les belles pièces, les belles cartes et les beaux jetons, les beaux pions, les manipuler...
- La stratégie : On a un plan, on s’y tient ou non, mais on a anticipé, on a des coups d’avance, diverses réponses possibles, un chemin qui se dessine vers la victoire.


Et il y a sûrement quelques différences :p

- Beaucoup que je n’ai pas le niveau de déceler.
- Le hasard !!! Y’a t’il du hasard aux échecs ? Si notre adversaire est mal luné aujourd’hui, s’il a raté son bus, si son fils a eu 2 au bac, est-ce du hasard ?
Je dirais qu’il y a le hasard générique et le hasard du jeu. Le poker et les échecs peuvent faire face au hasard générique, mais seul le poker fait face aux hasards du jeu et du tirage.
- La culpabilité : C’est un point commun, mais au vu de mon précédent argument, je la suppose plus élevée lorsque nous sommes seuls responsables... Le joueur de poker peut s’en prendre à lui même et parfois, à la ’chance’, qu’il appelle plutôt variance !

Bref, que faites-vous là ? Regardez cette série avec un sujet passionnant et une actrice totalement lunaire !